mercredi 13 novembre 2013

La confession est comme un deuxième baptême

Audience Générale du Pape François.


Chers frères et sœurs, bonjour !

Dans le Credo, à travers lequel chaque dimanche nous faisons notre profession de foi, nous affirmons : « Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés ». Il s’agit de l’unique référence explicite à un sacrement à l’intérieur du Credo. En effet, le baptême est la « porte » de la foi et de la vie chrétienne. Jésus Ressuscité laissa cette consigne aux Apôtres : « Allez dans le monde entier, proclamez l'Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé » (Mc 16, 15-16). La mission de l’Église est d’évangéliser et de remettre les péchés à travers le sacrement baptismal. Mais revenons aux paroles du Credo. L’expression peut être divisée en trois points : « je reconnais » ; « un seul baptême » ; « pour la rémission des péchés ».

1. « Je reconnais ». Qu’est-ce que cela veut dire ? C’est un terme solennel qui indique la grande importance de l’objet, c’est-à-dire du Baptême. En effet, en prononçant ces mots, nous affirmons notre véritable identité de fils de Dieu. Le Baptême est, dans un certain sens, la carte d’identité du chrétien, son acte de naissance, et l’acte de naissance de l’Église. Vous connaissez tous le jour où vous êtes nés et vous fêtez votre anniversaire, n’est-ce pas ? Nous fêtons tous notre anniversaire. Je vous pose une question, que j’ai posée d’autres fois, mais je la pose encore ; qui d’entre vous se rappelle de la date de son baptême ? Levez la main : ils sont peu nombreux (et je ne le demande pas aux évêques, pour qu’ils n’aient pas honte...). Mais faisons une chose : aujourd’hui, quand vous rentrez chez vous, demandez quel jour vous avez été baptisés, cherchez, car il s’agit du deuxième anniversaire. Le premier anniversaire est celui de la naissance à la vie et le deuxième anniversaire est celui de la naissance à l’Église. Ferez-vous cela ? C’est un devoir à faire à la maison : chercher le jour où je suis né à l’Église, et rendre grâce au Seigneur parce que le jour du baptême, il nous a ouvert la porte de son Église. Dans le même temps, notre foi dans la rémission des péchés est liée au baptême. Le sacrement de la pénitence ou confession est, en effet, comme un « deuxième baptême », qui renvoie toujours au premier pour le consolider et le renouveler. Dans ce sens, le jour de notre baptême est le point de départ d’un très beau chemin, un chemin vers Dieu qui dure toute la vie, un chemin de conversion qui est sans cesse soutenu par le sacrement de la pénitence. Pensez à cela : quand nous allons nous confesser de nos faiblesses, de nos péchés, nous allons demander le pardon de Jésus, mais nous allons aussi renouveler le baptême avec ce pardon. Et cela est beau, c’est comme fêter le jour du baptême dans chaque confession. La confession n’est donc pas une séance dans une salle de torture, mais c’est une fête. La confession est pour les baptisés ! Pour garder propre la tunique blanche de notre dignité chrétienne !

2. Deuxième élément : « un seul baptême ». Cette expression rappelle celle de saint Paul : « Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (Ep 4, 5). Le mot « baptême » signifie littéralement « immersion », et en effet, ce sacrement constitue une véritable immersion spirituelle dans la mort du Christ, dont on ressuscite avec Lui comme nouvelles créatures (cf. Rm 6, 4). Il s’agit d’un bain de régénération et d’illumination. Régénération parce qu’il réalise cette naissance par l’eau et par l’Esprit sans laquelle personne ne peut entrer dans le royaume des cieux (cf. Jn 3, 5). Illumination parce que, à travers le baptême, la personne humaine est emplie de la grâce du Christ, « lumière véritable, qui éclaire tout homme » (Jn 1, 9) et qui écrase les ténèbres du péché. C’est pour cela que, dans la cérémonie du baptême, on donne une bougie allumée aux parents, pour exprimer cette illumination ; le baptême nous illumine de l’intérieur à travers la lumière de Jésus. En vertu de ce don, le baptisé est appelé à devenir lui-même « lumière » — la lumière de la foi qu’il a reçue — pour ses frères, en particulier pour ceux qui sont dans les ténèbres et n’entrevoient aucune lueur de clarté à l’horizon de leur vie.

Nous pouvons nous demander : le Baptême, pour moi, est-il un fait du passé, isolé dans une date, celle que vous chercherez aujourd’hui, ou une réalité vivante, qui concerne mon présent, à chaque instant ? Te sens-tu fort, avec la force que te donne le Christ par sa mort et sa résurrection ? Ou te sens-tu abattu, sans force ? Le baptême donne force et lumière. Te sens-tu illuminé, avec cette lumière qui vient du Christ ? Es-tu un homme, une femme de lumière ? Ou bien es-tu une personne obscure, sans la lumière de Jésus ? Il faut prendre la grâce du baptême, qui est un don, et devenir lumière pour tous !

3. Enfin, une brève mention du troisième élément : « pour la rémission des péchés ». Dans le sacrement du baptême, tous les péchés sont remis, le péché originel et tous les péchés personnels, ainsi que toutes les peines du péché. Avec le baptême, on ouvre la porte à une réelle nouveauté de vie qui n’est pas opprimée par le poids d’un passé négatif, mais qui est déjà touchée par la beauté et la bonté du Royaume des cieux. Il s’agit d’une intervention puissante de la miséricorde de Dieu dans notre vie, pour nous sauver. Cette intervention salvifique n’ôte pas sa faiblesse à notre nature humaine — nous sommes tous faibles et nous sommes tous pécheurs — ; et elle ne nous ôte pas la responsabilité de demander pardon chaque fois que nous nous trompons ! Je ne peux pas être baptisé plusieurs fois, mais je peux me confesser et renouveler ainsi la grâce du baptême. C’est comme si je faisais un deuxième baptême. Le Seigneur Jésus est si bon et il ne se lasse jamais de nous pardonner. Même lorsque la porte que le baptême nous a ouverte pour entrer dans l’Église se referme un peu, à cause de nos faiblesses et de nos péchés, la confession la rouvre, précisément parce qu’elle est comme un deuxième baptême qui nous pardonne tout et nous illumine pour aller de l’avant avec la lumière du Seigneur. Allons de l’avant ainsi, joyeux, parce que la vie doit être vécue avec la joie de Jésus Christ : et c’est une grâce du Seigneur.

dimanche 10 novembre 2013

La vie que Dieu nous prépare dépasse notre imagination

Paroles du pape avant l’angélus.

Chers frères et sœurs,

L’évangile de ce dimanche nous présente Jésus aux prises avec les saducéens, qui niaient la résurrection. C’est justement sur ce thème qu’ils adressent une question à Jésus, pour le mettre en difficulté et ridiculiser la foi en la résurrection des morts. Ils partent d’un cas imaginaire : « une femme a eu sept maris, morts l’un après l’autre » et demandent à Jésus : « à la résurrection, cette femme, de qui sera-t-elle l'épouse, puisque les sept l'ont eue pour femme ? ». Jésus, toujours doux et patient, répond d’abord que la vie après la mort n’a pas les mêmes paramètres que la vie terrestre. La vie éternelle est une autre vie, dans une autre dimension où, entre autres, il n’y aura plus de mariage, qui est lié à notre existence en ce monde. Les ressuscités – dit Jésus – seront comme les anges, et vivront dans un état différent, que nous ne pouvons pas expérimenter et encore moins imaginer maintenant. Et Jésus explique cela.

Puis Jésus, pour ainsi dire, passe à la contre-attaque. Et il le fait en citant les Saintes-Ecritures, avec une simplicité et une originalité qui nous laissent pleins d’admiration pour notre Maître, l’unique Maître ! La preuve de la résurrection, Jésus la trouve dans l’épisode de Moïse et du buisson ardent (cf. Ex 3,1-6), là où Dieu se révèle comme le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Le nom de Dieu est lié aux noms des hommes et des femmes avec qui il se lie, et ce lien est plus fort que la mort. Et nous pouvons le dire aussi du rapport de Dieu avec nous, avec chacun de nous : Il est notre Dieu ! Il est le Dieu de chacun de nous ! Comme s’il portait notre nom. Il lui plaît de le dire, et cela c’est l’alliance. C’est pourquoi Jésus affirme : « Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; tous vivent en effet pour lui. » (Lc 20,38). Et le lien définitif, l’alliance fondamentale est celle avec Jésus : Il est l’Alliance, Il est la Vie et la Résurrection, parce que son amour crucifié a vaincu la mort. En Jésus, Dieu nous donne la vie éternelle, Il la donne à tous, et tous grâce à Lui ont l’espérance d’une vie encore plus vraie que celle-ci. La vie que Dieu nous prépare n’est pas un simple embellissement de la vie actuelle : elle dépasse notre imagination, car Dieu nous surprend constamment avec son amour et sa miséricorde.

Par conséquent, ce qui arrivera est justement le contraire de ce qu’attendaient les saducéens. Ce n’est pas cette vie qui est la référence de l’éternité, celle qui nous attend, mais c’est l’éternité qui éclaire et donne espérance à la vie terrestre de chacun de nous !

Si nous regardons seulement à vues humaines, nous sommes portés à dire que le chemin de l’homme va de la vie vers la mort. Mais c’est seulement si l’on regarde avec les yeux humains. Jésus renverse cette perspective et affirme que notre pèlerinage va de la mort à la vie : la vie en plénitude ! Nous sommes en chemin, en pèlerinage vers la vie pleine, et cette vie pleine illumine notre chemin. Ainsi la mort est derrière, dans notre dos, non pas devant nous. Devant nous se tient le Dieu des vivants, le Dieu de l’alliance, le Dieu qui porte mon nom, notre nom, comme Il l’a dit : “Je suis le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob”, le Dieu avec mon nom, avec ton nom, avec le tien…, avec notre nom. Dieu des vivants !… [devant nous] se tient la défaite définitive du péché et de la mort, le commencement d’un nouveau temps de joie et de lumière sans fin. Mais déjà sur cette terre, dans la prière, dans les Sacrements, dans la fraternité, nous rencontrons Jésus et son amour, et ainsi nous avons un avant-goût de la vie ressuscitée. L’expérience que nous faisons de son amour et de sa fidélité allume comme un feu dans notre coeur et augmente notre foi dans la résurrection.

En effet, si Dieu est fidèle et aime, il ne peut pas l’être à temps limité : la fidélité est éternelle, elle ne peut pas changer. L’amour de Dieu est éternel, il ne peut pas changer ! Il n’est pas à temps limité : il est pour toujours ! Il est fidèle pour toujours et Il nous attend, chacun de nous, accompagne chacun de nous avec cette fidélité éternelle !

mercredi 6 novembre 2013

L’Église ne grandit qu’avec l’amour qui vient du Saint-Esprit

Audience Générale du Pape François.

Chers frères et sœurs, bonjour !

Mercredi dernier, j’ai parlé de la communion des saints, entendue comme communion entre les personnes saintes, c’est-à-dire entre nous croyants. Aujourd’hui, je voudrais approfondir l’autre aspect de cette réalité - vous vous souvenez qu’il y avait deux aspects : l’un, la communion, l’unité entre nous et l’autre aspect la communion aux choses saintes, aux biens spirituels. Les deux aspects sont étroitement liés entre eux ; en effet, la communion entre les chrétiens grandit à travers la participation aux biens spirituels. En particulier nous considérons : les sacrements, les charismes et la charité (cf. Catéchisme de l’Église catholique nn. 949-953). Nous grandissons en unité, en communion avec : les sacrements, les charismes que chacun reçoit de l’Esprit Saint et avec la charité.

Tout d’abord, la communion aux Sacrements. Les Sacrements expriment et réalisent une communion effective et profonde entre nous, car en eux nous rencontrons le Christ Sauveur et, à travers Lui, nos frères dans la foi. Les Sacrements ne sont pas des apparences, ce ne sont pas des rites, mais ils sont la force du Christ ; c’est Jésus Christ présent dans les Sacrements. Quand nous célébrons l’Eucharistie c’est Jésus vivant qui nous réunit, fait de nous une communauté, nous fait adorer le Père. Chacun de nous en effet, à travers le Baptême, la Confirmation et l’Eucharistie, est incorporé au Christ et uni à toute la communauté des croyants. Ainsi, si d’un côté c’est l’Église qui « fait » les Sacrements, de l’autre, ce sont les sacrements qui « font » l’Église, l’édifient, en engendrant de nouveaux fils, en les ajoutant au peuple saint de Dieu, en renforçant leur appartenance.

Chaque rencontre avec le Christ, qui dans les sacrements nous donne le salut, nous invite à « aller » et communiquer aux autres un salut que nous avons pu voir, toucher, rencontrer, accueillir, et qui est vraiment crédible, parce qu’il est l’amour. De cette manière, les sacrements nous poussent à être missionnaires, et l’engagement apostolique d’apporter l’Évangile dans tous les milieux, même les plus hostiles, constitue le fruit le plus authentique d’une vie sacramentelle assidue, car elle est participation à l’initiative salvifique de Dieu, qui veut donner à tous le salut. La grâce des sacrements alimente en nous une foi forte et joyeuse, une foi qui sait se surprendre des « merveilles » de Dieu et sait résister aux idoles du monde. C’est pourquoi, il est important de faire la communion, il est important que les enfants soient baptisés rapidement, qu’ils soient confirmés, parce que les sacrements sont la présence de Jésus Christ en nous, une présence qui nous aide. Il est important, quand nous nous sentons pécheurs, de s’approcher du sacrement de la Réconciliation. Quelqu’un dira peut-être : « Mais j’ai peur, parce que le prêtre va me bastonner ». Non, le prêtre ne te bastonnera pas. Sais-tu qui tu rencontreras dans le sacrement de la Réconciliation ? Tu rencontreras Jésus qui te pardonne ! C’est Jésus qui t’attend là ; et cela est le sacrement qui fait grandir toute l’Église.

Un deuxième aspect de la communion aux choses saintes est celui de la communion des charismes. Le Saint-Esprit dispense aux fidèles une multitude de dons et de grâces spirituelles ; cette richesse, disons, « imaginative » des dons du Saint-Esprit est finalisée à l’édification de l’Église. Les charismes — un mot un peu difficile — sont les cadeaux que nous offre le Saint-Esprit, aptitudes, possibilités... Des cadeaux offerts non pas pour qu’ils soient cachés, mais pour en faire part aux autres. Ils ne sont pas offerts pour le bénéfice de qui les reçoit, mais pour l’utilité du peuple de Dieu. Si un charisme, en revanche, un de ces cadeaux, sert à s’affirmer soi-même, on peut douter qu’il s’agisse d’un authentique charisme ou qu’il soit fidèlement vécu. Les charismes sont des grâces particulières, offertes à certains pour faire du bien à beaucoup d’autres. Ce sont des dispositions, des inspirations et des élans intérieurs, qui naissent dans la conscience et dans l’expérience de personnes précises, qui sont appelées à les mettre au service de la communauté. En particulier, ces dons spirituels vont au bénéfice de la sainteté de l’Église et de sa mission. Nous sommes tous appelés à les respecter en nous et chez les autres, à les accueillir comme des encouragements utiles pour une présence et une œuvre féconde de l’Église. Saint Paul mettait en garde : « N’éteignez pas l’Esprit » (1 Th 5,19). N’éteignons pas l’Esprit qui nous offre ces cadeaux, ces aptitudes, ces vertus si belles qui font croître l’Église.

Quelle est notre attitude face à ces dons de l’Esprit Saint ? Sommes-nous conscients que l’Esprit de Dieu est libre de les donner à qui il veut ? Les considérons-nous comme une aide spirituelle, à travers laquelle le Seigneur soutient notre foi et renforce notre mission dans le monde ?

Et venons-en au troisième aspect de la communion aux choses saintes, c’est-à-dire la communion de la charité, l’unité entre nous qui fait la charité, l’amour. Les païens, en observant les premiers chrétiens, disaient : mais comme ils s’aiment, comme ils ont de l’affection entre eux ! Ils ne se haïssent pas, ils ne parlent pas mal les uns des autres. Cela est la charité, l’amour de Dieu que le Saint-Esprit met dans notre cœur. Les charismes sont importants dans la vie de la communauté chrétienne, mais ce sont toujours des moyens pour grandir dans la charité, dans l’amour, que saint Paul place au dessus des charismes (cf. 1 Co 13, 1-13). En effet, sans l’amour, même les dons les plus extraordinaires sont vains ; cet homme guérit les personnes, il possède cette qualité, cette autre vertu... mais a-t-il l’amour et la charité dans son cœur ? S’il l’a tant mieux, mais s’il ne l’a pas il ne sert pas à l’Église. Sans l’amour, tous ces dons et charismes ne servent pas à l’Église, car là où il n’y a pas l’amour, il y a un vide qui est rempli par l’égoïsme. Et je me pose la question : si nous sommes tous égoïstes, pouvons-nous vivre en communion et en paix ? Non, nous ne pouvons pas, c’est pourquoi l’amour qui nous unit est nécessaire. Le plus petit de nos gestes d’amour a de bons effets pour tous ! Vivre l’unité dans l’Église et la communion de la charité signifie donc ne pas chercher son propre intérêt, mais partager les souffrances et les joies de nos frères (cf. 1 Co 12, 26), prêts à porter les poids de ceux qui sont plus faibles et pauvres. Cette solidarité fraternelle n’est pas une figure rhétorique, une façon de dire, mais elle est une partie intégrante de la communion entre chrétiens. Si nous la vivons, nous sommes dans le monde un signe, un « sacrement » de l’amour de Dieu. Nous le sommes les uns pour les autres et nous le sommes pour tous ! Il ne s’agit pas seulement de cette menue charité que nous pouvons nous offrir mutuellement, il s’agit de quelque chose de plus profond : c’est une communion qui nous rend capables d’entrer dans la joie et dans la douleur des autres pour les faire sincèrement nôtres.

Et souvent nous sommes trop secs, indifférents, détachés et, au lieu de transmettre la fraternité, nous transmettons la mauvaise humeur, la froideur, l’égoïsme. Et avec la mauvaise humeur, la froideur, l’égoïsme on ne peut pas faire grandir l’Église ; l’Église ne grandit qu’avec l’amour qui vient du Saint-Esprit. Le Seigneur nous invite à nous ouvrir à la communion avec Lui, dans les sacrements, dans les charismes et dans la charité, pour vivre de manière digne de notre vocation chrétienne !

Et à présent, je me permets de vous demander un acte de charité : soyez tranquilles, on ne fera pas la quête ! Avant de venir sur la place, je suis allé rendre visite à une petite fille d’un an et demi qui est atteinte d’une maladie très grave. Son papa et sa maman prient, et ils demandent au Seigneur la santé pour cette belle petite fille. Elle s’appelle Noemi. Elle souriait la pauvre ! Faisons un acte d’amour. Nous ne la connaissons pas, mais c’est une petite fille baptisée, c’est l’une d’entre nous, c’est une chrétienne. Faisons un acte d’amour pour elle et, en silence, demandons que le Seigneur l’aide en ce moment et lui donne la santé. En silence un instant, et ensuite, nous réciterons l’Ave Maria (silence). Et à présent, tous ensemble, prions la Vierge pour la santé de Noemi. Ave Maria...Merci pour cet acte de charité.

lundi 4 novembre 2013

Même si toute notre existence est encerclée par les menaces, rien ne pourra nous séparer de l’amour du Christ

Homélie du Pape François à la messe d'intention pour les Cardinaux et les évêques décédés au cours de l'année.


Dans le climat spirituel du mois de novembre marqué par le souvenir des fidèles défunts, nous nous souvenons des frères cardinaux et évêques du monde entier qui sont retournés dans la maison du Père au cours de cette dernière année. Tandis que nous offrons pour chacun d’eux cette sainte Eucharistie, nous demandons au Seigneur de leur accorder la récompense céleste promise aux serviteurs bons et fidèles.

Nous avons écouté les paroles de saint Paul : « Oui, j’en ai l’assurance, ni mort ni vie, ni anges ni principautés, ni présent ni avenir, ni puissances, ni hauteur ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Rm 8, 38-39).

L’apôtre présente l’amour de Dieu comme le motif le plus profond, invincible, de la confiance et de l’espérance chrétiennes. Il énumère les forces contraires et mystérieuses qui peuvent menacer le chemin de la foi. Mais immédiatement, il affirme avec assurance que même si toute notre existence est encerclée par les menaces, rien ne pourra jamais nous séparer de l’amour que le Christ lui-même gagna pour nous, en se donnant totalement. Même les puissances démoniaques, hostiles à l’homme, s’arrêtent impuissantes face à l’union intime d’amour entre Jésus et celui qui l’accueille avec foi. Cette réalité de l’amour fidèle que Dieu a pour chacun de nous, nous aide à affronter avec sérénité et force le chemin de chaque jour, qui est parfois rapide mais d’autres fois en revanche lent et difficile.

Seul le péché de l’homme peut interrompre ce lien ; mais dans ce cas aussi, Dieu le cherchera toujours, le poursuivra pour rétablir avec lui l’union qui perdure même après la mort, une union qui trouve d’ailleurs son sommet dans la rencontre finale avec le Père. Cette certitude confère un sens nouveau et plein à la vie terrestre et nous ouvre à l’espérance pour la vie au-delà de la mort.

En effet, à chaque fois que nous nous trouvons face à la mort d’une personne chère ou que nous avons bien connue, s’élève en nous la question : « Qu’en sera-t-il de sa vie, de son travail, de son service dans l’Église ? ». Le Livre de la Sagesse nous a répondu : ils sont entre les mains de Dieu ! La main est signe d’accueil et de protection, elle est signe d’une relation personnelle de respect et de fidélité : donner la main, serrer la main. Voilà, ces pasteurs zélés qui ont consacré leur vie au service de Dieu et de leurs frères, sont entre les mains de Dieu. Tout ce qui est à eux est bien gardé et ne sera pas corrompu par la mort. Entre les mains de Dieu se trouvent tous leurs jours tissés de joies et de souffrances, d’espérances et de difficultés, de fidélité à l’Évangile et de passion pour le salut spirituel et matériel du troupeau qui leur a été confié.

Même les péchés, nos péchés, sont entre les mains de Dieu ; ces mains sont miséricordieuses, des mains « blessées » d’amour. Ce n’est pas un hasard si Jésus a voulu conserver les plaies dans ses mains pour nous faire sentir sa miséricorde. Et cela est notre force, notre espérance.
Cette réalité, pleine d’espérance, est la perspective de la résurrection finale, de la vie éternelle, à laquelle sont destinés « les justes », ceux qui accueillent la Parole de Dieu et sont dociles à son Esprit.

C’est ainsi que nous voulons nous souvenir de nos frères cardinaux et évêques défunts. Des hommes consacrés à leur vocation et à leur service à l’Église, qui ont aimé comme on aime une épouse. Nous les confions dans la prière à la miséricorde du Seigneur, par l’intercession de la Vierge et de saint Joseph, pour qu’il les accueille dans son royaume de lumière et de paix, là où vivent éternellement les justes et ceux qui ont été de fidèles témoins de l’Évangile. Dans cette prière aussi, prions également pour nous, pour que le Seigneur nous prépare à cette rencontre. Nous n’en connaissons pas la date, mais la rencontre aura lieu.

dimanche 3 novembre 2013

Il n'y a pas de péché qui puisse effacer un seul de ses enfants de la mémoire et du coeur de Dieu

Paroles du Pape François avant l'Angelus.

Chers frères et sœurs, bonjour !

La page de l’Évangile de Luc de ce dimanche nous montre Jésus qui, sur son chemin vers Jérusalem, entre dans la ville de Jéricho. C’est la dernière étape d’un voyage qui résume le sens de toute la vie de Jésus, consacrée à chercher et sauver les brebis perdues de la maison d’Israël. Mais plus le chemin s’approche de la destination finale, plus un cercle d’hostilité se resserre autour de Jésus.

Pourtant à Jéricho a lieu l’un des événements les plus joyeux racontés par saint Luc : la conversion de Zachée. Cet homme est une brebis perdue, il est méprisé et c’est un « excommunié », parce qu’il est un publicain, ou plutôt, il est le chef des publicains de la ville, ami des occupants romains détestés, c’est un voleur et un exploiteur.

Empêché de s’approcher de Jésus, probablement en raison de sa mauvaise réputation, et étant de petite stature, Zachée grimpe sur un arbre, pour pouvoir voir le Maître qui passe. Ce geste extérieur, un peu ridicule, exprime l’acte intérieur de l’homme qui cherche à se mettre au-dessus de la foule pour avoir un contact avec Jésus. Zachée lui-même ne connaît pas le sens profond de son geste, il ne sait pas pourquoi il fait cela, mais il le fait ; il n’ose pas non plus espérer que la distance qui le sépare du Seigneur puisse être comblée ; il se résigne à le voir seulement de passage. Mais quand Jésus arrive près de l’arbre, il l’appelle par son nom : « Zachée, descends vite, car il me faut aujourd'hui demeurer chez toi » (Lc 19, 5). Cet homme petit de stature, rejeté par tous, et éloigné de Jésus, est comme perdu dans l’anonymat ; mais Jésus l’appelle, et ce nom « Zachée », dans la langue de ce temps, a une belle signification, pleine d’allusions : « Zachée », en effet, veut dire : « Dieu se souvient ».

Et Jésus se rend dans la maison de Zachée, suscitant les critiques de toute la population de Jéricho qui disait (parce qu’en ce temps-là aussi on médisait beaucoup !) : — Mais comment ? Avec tous les gens de bien qu’il y a dans la ville, il va demeurer justement chez ce publicain ? Oui, parce qu’il était perdu ; et Jésus dit : « Aujourd’hui le salut est arrivé pour cette maison, parce que lui aussi est un fils d’Abraham » (Lc 19, 9). La joie est désormais entrée dans la maison de Zachée, la paix est entrée, le salut est entré, Jésus est entré.

Il n’y a pas de profession ou de condition sociale, il n’y a pas de péché ou de crime d’aucune sorte qui puisse effacer un seul de ses enfants de la mémoire et du cœur de Dieu. « Dieu se souvient », toujours, il n’oublie aucun de ceux qu’il a créés ; Il est un père toujours en attente vigilante et aimante, de voir renaître dans le cœur de son fils le désir de revenir à la maison. Et quand il reconnaît ce désir, même seulement évoqué, et très souvent, presque inconscient, il se rend immédiatement présent, et par son pardon il rend le chemin de conversion et de retour plus facile. Tournons aujourd’hui notre regard vers Zachée sur l’arbre : son geste est ridicule, mais c’est un geste de salut. Et je te dis, à toi : si tu as un poids sur la conscience, si tu as honte de tant de choses que tu as commises, arrête-toi un peu, n’aie pas peur. Pense qu’il y a quelqu’un qui t’attend parce qu’il n’a jamais cessé de se souvenir de toi ; et ce quelqu’un c’est ton père, c’est Dieu qui t’attend ! Grimpe, comme Zachée l’a fait, monte sur l’arbre de l’envie d’être pardonné ; je t’assure que tu ne seras pas déçu. Jésus est miséricordieux et il ne se lasse jamais de pardonner! Souviens-t’en bien, Jésus est comme cela !

Frères et sœurs, laissons Jésus nous appeler nous aussi par notre nom ! Au plus profond de notre cœur, écoutons sa voix qui nous dit : « Aujourd’hui je dois demeurer chez toi », c’est-à-dire dans ton cœur, dans ta vie. Et accueillons-le avec joie : lui, peut nous changer, il peut transformer notre cœur de pierre en cœur de chair, il peut nous libérer de l’égoïsme et faire de notre vie un don d’amour. Jésus peut le faire : laisse Jésus tourner son regard vers toi !

vendredi 1 novembre 2013

Le but de notre existence n’est pas la mort, c'est le Paradis

Paroles du Pape François avant l'Angelus.

Chers frères et sœurs, bonjour !

La fête de la Toussaint, que nous célébrons aujourd’hui, nous rappelle que le but de notre existence n’est pas la mort, c’est le Paradis ! L’apôtre Jean l’écrit : « Ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous savons que lors de cette manifestation nous lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu’il est » (1 Jn 3, 2). Les saints, les amis de Dieu, nous assurent que cette promesse ne déçoit pas. Au cours de leur existence terrestre, en effet, ils ont vécu en communion profonde avec Dieu. Sur le visage de leurs frères les plus petits et méprisés, ils ont vu le visage de Dieu et, à présent, ils le contemplent face à face dans sa beauté glorieuse.

Les saints ne sont pas des surhommes, et ils ne sont pas nés parfaits. Ils sont comme nous, comme chacun de nous, ce sont des personnes qui avant d’atteindre la gloire du ciel ont vécu une vie normale, avec des joies et des douleurs, des peines et des espérances. Mais qu’est-ce qui a changé leur vie ? Quand ils ont connu l’amour de Dieu, ils l’ont suivi de tout leur cœur, sans conditions ni hypocrisie ; ils ont dépensé leur vie au service des autres, ils ont supporté les souffrances et les adversités sans haine et en répondant au mal par le bien, en diffusant la joie et la paix. Telle est la vie des saints : des personnes qui, par amour de Dieu, ne lui ont pas posé de conditions dans leur vie ; elles n’ont pas été hypocrites ; elles ont dépensé leur vie au service des autres pour servir le prochain ; elles ont souffert de nombreuses adversités, mais sans haine. Les saints n’ont jamais de haine. Comprenez bien cela : l’amour vient de Dieu, mais la haine, de qui vient-elle ? La haine ne vient pas de Dieu mais du diable ! Et les saints se sont éloignés du diable ; les saints sont des hommes et des femmes qui ont la joie dans leur cœur et qui la transmettent aux autres. Ne jamais avoir de haine, mais servir les autres, les plus nécessiteux ; prier et vivre dans la joie ; telle est la voie de la sainteté !

Etre saints n’est pas le privilège d’un petit nombre, comme si quelqu’un avait reçu un gros héritage ; nous tous, dans le baptême, avons l’héritage de pouvoir devenir saints. La sainteté est une vocation pour tous. Nous sommes donc tous appelés à marcher sur la voie de la sainteté, et cette voie a un nom, un visage : le visage de Jésus Christ. Il nous enseigne à devenir saints. Dans l’Évangile, il nous montre la route : celle des Béatitudes (cf. Mt 5, 1-12). En effet, le Royaume des cieux est pour ceux qui ne placent pas leur sécurité dans les choses, mais dans l’amour de Dieu ; pour ceux qui ont un cœur simple, humble, qui ne pensent pas être justes et qui ne jugent pas les autres, pour ceux qui savent souffrir avec qui souffre et se réjouir avec qui se réjouit, qui ne sont pas violents mais miséricordieux et cherchent à être des artisans de réconciliation et de paix. Le saint, la sainte est l’artisan de la réconciliation et de la paix ; il aide toujours les personnes à se réconcilier et il aide toujours afin que la paix règne. C’est ainsi que la sainteté est belle ; c’est une belle route !

Aujourd’hui, en cette fête, les saints nous communiquent un message. Ils nous disent ; ayez confiance dans le Seigneur, car le Seigneur ne déçoit pas ! Il ne déçoit jamais, c’est un bon ami toujours à nos côtés. À travers leur témoignage, les saints nous encouragent à ne pas avoir peur d’aller à contre-courant ou d’être incompris et tournés en dérision quand on parle de Lui et de l’Évangile ; ils nous démontrent à travers leur vie que celui qui reste fidèle à Dieu et à sa Parole fait déjà sur terre l’expérience du réconfort de son amour et ensuite du « centuple » pour l’éternité. Cela est ce que nous espérons et que nous demandons au Seigneur pour nos frères et sœurs défunts. Avec sagesse, l’Église a placé en étroite succession la fête de la Toussaint et la Commémoration de tous les fidèles défunts. A notre prière de louange à Dieu et de vénération des esprits bienheureux s’unit la prière d’intention pour ceux qui nous ont précédés dans le passage de ce monde à la vie éternelle.

Nous confions notre prière à l’intercession de Marie, Reine de tous les saints.


"Pensons à notre crépuscule, lorsqu’il viendra..."

Homélie du Pape François au cimetière romain de Campo Verano, en la solennité de la Toussaint.

À cette heure-ci, avant le coucher du soleil, dans ce cimetière nous nous recueillons et nous pensons à notre avenir, nous pensons à tous ceux qui s’en sont allés, qui nous ont précédés dans la vie et qui sont dans le Seigneur.

Elle est si belle cette vision du Ciel que nous avons entendue dans la première lecture : le Seigneur Dieu, la beauté, la bonté, la vérité, la tendresse, l’amour plénier. Tout cela nous attend. Ceux qui nous ont précédés et qui sont morts dans le Seigneur sont là. Ils proclament qu’ils n’ont pas été sauvés en raison de leurs œuvres — ils ont aussi accompli de bonnes œuvres — mais qu’ils ont été sauvés par le Seigneur : « Le salut est à notre Dieu, qui siège sur le trône et à l’Agneau » (Ap 7, 10). C’est Lui qui nous sauve, c’est Lui qui à la fin de notre vie nous emmène par la main comme un père, précisément dans ce Ciel où sont nos ancêtres. L’un des anciens pose une question : « Ceux-là qui sont vêtus de blanc, qui sont-ils et d’où viennent-ils ? » (v. 13). Qui sont ces justes, ces saints qui sont au Ciel ? Voici la réponse : « Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation et qui ont lavé leurs vêtements, les rendant blancs, dans le sang de l’Agneau » (v. 14).

Nous ne pouvons entrer au Ciel que grâce au sang de l’Agneau, grâce au sang du Christ. C’est justement le sang du Christ qui nous a justifiés, qui nous a ouvert les portes du Ciel. Et si aujourd’hui nous rappelons ces frères et sœurs qui nous ont précédés dans la vie et qui sont au Ciel, c’est parce qu’ils ont été lavés dans le sang de l’Agneau. Voilà notre espérance : l’espérance du sang du Christ ! Une espérance qui ne déçoit pas. Si nous marchons dans la vie avec le Seigneur, Il ne déçoit jamais !


Nous avons entendu dans la deuxième lecture ce que l’apôtre Jean disait à ses disciples : « Voyez comme il est grand, l'amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu — et nous le sommes. Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître (...). Dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement. Nous le savons : lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu'il est » (1 Jn 3, 1-2). Voir Dieu, être semblables à Dieu : voilà notre espérance. Et aujourd’hui, justement en ce jour des saints et avant le jour des morts, il est nécessaire de penser un peu à l’espérance : cette espérance qui nous accompagne dans la vie. Les premiers chrétiens dépeignaient l’espérance comme une ancre, comme si la vie était l’ancre jetée sur le rivage du Ciel, et nous tous en marche vers ce rivage, agrippés au cordage de l’ancre.

C’est une belle image de l’espérance : avoir un cœur ancré là où sont nos ancêtres, où sont les saints, où est Jésus, où est Dieu. Voilà l’espérance qui ne déçoit pas ; aujourd’hui et demain sont des jours d’espérance.

L’espérance est un peu comme le levain, qui fait dilater l’âme ; il y a des moments difficiles dans la vie, mais avec l’espérance, l’âme avance et regarde ce qui nous attend. Aujourd’hui est un jour d’espérance. Nos frères et sœurs sont en présence de Dieu et nous aussi nous serons là, par pure grâce du Seigneur, si nous marchons sur la voie de Jésus. L’apôtre Jean conclut : « Celui qui a en lui cette espérance, se purifie lui-même » (v. 3). L’espérance aussi nous purifie, nous rend plus légers ; cette purification dans l’espérance en Jésus Christ nous fait marcher en hâte, promptement. Dans cet avant-coucher de soleil d’aujourd’hui, chacun de nous peut penser au crépuscule de sa vie : « Comment sera mon crépuscule ? ». Nous aurons tous un crépuscule, tous ! Est-ce que je le regarde avec espérance ? Est-ce que je le regarde avec cette joie d’être accueilli par le Seigneur ? Voilà une pensée chrétienne qui nous donne la paix.

C’est aujourd’hui un jour de joie, mais d’une joie sereine, tranquille, de la joie de la paix. Pensons au crépuscule de tant de nos frères et sœurs qui nous ont précédés, pensons à notre crépuscule, lorsqu’il viendra. Et pensons à notre cœur et demandons-nous : « Où mon cœur est-il ancré ? ». S’il n’est pas bien ancré, ancrons-le là, sur ce rivage, en sachant que l’espérance ne déçoit pas, parce que le Seigneur Jésus ne déçoit pas.

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Je voudrais aussi prier de manière particulière pour ces frères et sœurs qui sont morts ces jours-ci alors qu’ils cherchaient une libération, une vie plus digne. Nous avons vu les photos, la cruauté du désert, nous avons vu la mer où beaucoup se sont noyés. Prions pour eux. Et prions aussi pour ceux qui ont été sauvés, et qui se trouvent en ce moment entassés dans de nombreux lieux d’accueil, en espérant que les démarches juridiques s’accélèrent pour pourvoir partir ailleurs, dans d’autres centres d’accueil plus confortables.